Historique du Tir à Munster

   C' est en 1866 que commence la passion du tir avec la création de:


 " LA SOCIETE DE TIR DE 1865 "


   La Société Munstérienne de Tir, présidée par M. Jean-Paul Ernst est née en 2001 soit 135 ans après la création de la première société, dont voici l' histoire :


   La demande d' autorisation introduite auprès de la préfecture est accueillie favorablement.

   Certaines modifications des statuts sont cependant nécessaires : fixation du nombre d' adhérents qui sera de cent, impossibilité de modifier les statuts sans l' assentiment de l' autorité de tutelle, mesures de sécurité à prendre en accord avec le maire.

     Ces statuts reproduisent « les dispositions essentielles d' une des meilleures sociétés suisses ».

   Par arrêté préfectoral du 27 octobre 1865, la société se reconstitue définitivement sous la direction du comité se composant des personnalités suivantes : président, Henri Hartmann, frère du maire ; vice-présidents, Koechlin, ingénieur aux Manufactures Hartmann ; Gaebele, mécanicien ; membres du comité : Visconti, agent-voyer ; Hatt, directeur de l' école supérieure et rédacteur des Échos de la Vallée de Munster ; J. Hecker, boucher ; Jean Nitschhelm et Léonard, propriétaires du journal ; Gramm, chef du bureau télégraphique.

 Sous l' impulsion de ces tireurs d'élite, l' assemblée constitutive vota aussitôt la construction d'une maison de tir au Dumbuhlkopf.   L'entrepreneur Langjahr fit preuve de célérité et déjà, ce 9 septembre 1866, l' inauguration eut lieu, « au milieu d' un grand concours de spectateurs ». Bien entendu, ce jour-là, les tireurs s' en sont donné à cœur joie à leurs exercices - il a été tiré dans cette première journée quatre-vingt-quinze cartons - et le soir les participants se réunirent chez M. Dietz à l' Hôtel de la Cigogne pour revivre leurs prouesses, une seconde fois comme après une chasse.

   Par la suite, les concours de tir s' inscrivaient harmonieusement dans le cadre des festivités Munstériennes. Il est vrai que l' enthousiasme alternait avec le découragement, ce qui est le lot commun de toute société.

     Ces hauts et ces bas ne furent interrompus que par la guerre de 1870 qui fit cesser la vie sportive au Dumbuhl.

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